Pourquoi je garde tout pour moi, puis j’explose ?
Au travail, Léa sourit. Quand quelque chose la contrarie, elle garde le sourire et ne dit rien. Quand on lui demande quelque chose, elle dit oui. Quand elle sent une attaque, elle se tait.
Au travail, Léa sourit. Quand quelque chose la contrarie, elle garde le sourire et ne dit rien. Quand on lui demande quelque chose, elle dit oui. Quand elle sent une attaque, elle se tait.
Son mari rentre tard. L’aîné, au lycée, envoie promener son petit frère quand il lui demande de l’aide. Alors Sophie est là, le mercredi après-midi, devant les cahiers. Même quand ça la saoule. Même quand elle préférerait profiter de ce temps avec son fils plutôt que de rester enfermée à faire des devoirs.
Tu dis oui alors que tu voudrais dire non.
Tu te demandes sans arrêt comment les autres se sentent et de quoi ils ont besoin.
Tu te fais systématiquement passer en dernier.
Pendant longtemps, tu as peut-être pensé que c’était une qualité. Que tu étais quelqu’un de facile, de bienveillant, de généreux. (suite…)
Ce qu’on appelle communément confiance en soi est en réalité un terme-valise. Il désigne à la fois l’estime qu’on se porte, la façon dont on s’affirme dans les relations, et la capacité à agir malgré le doute. Trois choses distinctes. Trois travaux différents.
Le Modèle des 3 Relations propose une cartographie de ces trois dimensions. (suite…)
Il y a quelques semaines, une cliente m’a dit quelque chose qui m’a marqué.
On était en séance. Elle me parlait de ses relations et me racontait la déception récurrente de ne pas se sentir comprise, alors qu’elle garde tout pour elle en espérant que l’Autre capte.
Et à un moment, elle s’est arrêtée.
(suite…)
J’ai envie de faire une retraite silencieuse depuis des années.
Je ne souffre pas vraiment du bruit.
Déjà parce que la plupart du temps, je suis seul. Et quand ce n’est plus le cas, j’ai une bulle.
(suite…)
En séance, un client m’a parlé de son frère.
Il m’a dit qu’il ne l’avait jamais entendu dire que ça n’allait pas.
Jamais.
Depuis toujours, aucune fissure. Le masque tient bon, le sourire est accroché. Tout va très bien.
Mais souvent ce qu’on appelle « aller bien », c’est juste tenir.
(suite…)
Tu es assez.
C’est la phrase que j’aurais eu besoin d’entendre plus jeune.
Peut-être même pas, parce qu’au fond, même si quelqu’un me l’avait dit, je ne l’aurais probablement pas cru.
(suite…)
La confiance en soi, une illusion ?
Si vous pensez que la confiance en soi, c’est avoir un mental d’acier, ne jamais douter et foncer tête baissée dans tous les défis… eh bien, mauvaise nouvelle : vous êtes tombé dans le piège du mythe du super-héros.
La vraie confiance en soi ne vient pas d’une capacité surnaturelle à tout réussir du premier coup. Au contraire, elle repose avant tout sur une base solide : l’estime de soi. Et ça, c’est une très bonne nouvelle ! Parce que, contrairement aux idées reçues, la confiance n’est pas un don mystérieux réservé aux élus : c’est une compétence qui se construit, et tout commence par la relation que vous entretenez avec vous-même. (suite…)
Procrastination. Le mot, rien que de le dire, ça résiste. Vous avez déjà eu une tâche importante à faire – comme un rapport à rendre, une déclaration d’impôts à compléter, ou même un simple e-mail à envoyer – et pourtant, au lieu de vous y mettre, vous avez… regardé des vidéos de chats ? Nettoyé votre frigo ? Ou encore, fait un test, vital, catégorie 😲 #FautQueJeSache : « Quel personnage de série es-tu vraiment ? »
Si oui, félicitations ! Vous êtes humain.
Par conséquent, vous vous demandez sûrement pourquoi on fait ça ? Pourquoi, face à une tâche importante, notre cerveau semble-t-il trouver mille autres priorités – souvent absurdes – plutôt que de simplement s’y mettre ?
(suite…)
La peur du futur est probablement une expérience universelle. Tout comme l’anxiété est une émotion partagée par tous. Il peut arriver à tout un chacun un jour ou l’autre de se tourner vers son avenir, de n’y voir que doute et incertitude et d’en éprouver de l’anxiété. En ces temps particulièrement troublés par la pandémie, où les confinements peuvent rendre incertain nombre de projets, la peur du futur est d’autant plus prégnante.
L’anxiété est à l’avenir ce que le regret est au passé : une incapacité à contrôler les évènements. L’Homme ne peut changer la passé et ne peut prédire l’avenir, pas plus qu’il ne peut éviter la mort. Ces deux dernières affirmations sont un cocktail détonant pour le cerveau de celui qui a besoin de maîtrise. Et pourtant plus son besoin de maîtrise va l’amener à lutter psychiquement contre cette réalité, et moins il aura de maîtrise sur son anxiété. (suite…)

Si cela peut vous rassurer, selon un sondage, l’année dernière, 91% des français (suite…)

Malheureusement pour nous, nous sommes résistants, des guerriers mêmes, et on s’habitue à tout. Si l’on n’y prend pas garde, l’insatisfaction peut devenir résignation. Et noyé dans le flot du quotidien, on peut même finir par penser (suite…)
La solitude est convoitée ou assumée par certains et redoutée par d’autres. Elle fait partie des angoisses existentielles de l’Homme. Plus prosaïquement, de nombreuses personnes peuvent être amenées à en souffrir au cours de leur vie. Depuis René Spitz, on sait avec certitude qu’un être humain ne peut se développer normalement lorsqu’il est privé de liens affectifs. Mais on sait aussi que la séparation est une étape indispensable au bon développement de l’enfant. Alors la solitude est-elle bonne ou mauvaise ? Est-elle nécessaire dans la vie d’adulte ? Doit-on toujours en souffrir ? Peut-on l’éviter ? Si oui, comment ? Je vais tenter de répondre à ces questions.
Le mensonge est présent dans de nombreuses relations humaines. De la simple omission à l’affabulation, il peut être plus ou moins impactant et c’est la raison pour laquelle il est un ressort dramatique fréquent dans les livres ou les séries. Si nous avons tous la capacité de mentir, nous ne le faisons pas forcément pour les mêmes raisons. Conditionnement culturel ou familial, peur de blesser ou de décevoir, appât du gain ou du profit, ce qui fait la gravité du mensonge est moins lié à ce qui est dissimulé qu’aux personnes qui en sont victimes.
Mais alors comment régir face au mensonge lorsqu’il est cause de souffrance ? Que faire avec un enfant qui ment ? Comment détecter le mensonge chez l’adulte ? Comment confondre son interlocuteur ? Et comment se positionner face au menteur impénitent ? Cet article vous donnera des réponses à toutes ces questions. Croix de bois, croix de fer. Si je mens…
Je pense tout d’abord qu’il est inutile de revenir sur le respect des mesures de confinement. Quoi qu’on pense de l’approche choisie par notre gouvernement, aujourd’hui nous n’avons pas le choix que de suivre. Les quantités de masques sont insuffisantes, les tests le sont tout autant. La direction empruntée semble loin de faire l’unanimité et diffère de beaucoup de celle des pays qui ont su endiguer l’épidémie. Quoi qu’il en soit, le confinement n’est pas contesté ici, bien au contraire. Les décisionnaires devront rendre compte de leurs actes mais en attendant, c’est ce que nous avons de mieux dans le contexte actuel pour préserver notre santé. Ceci peut déjà être un élément de nature à le rendre plus doux : c’est juste et ça a du sens.
Cependant, au delà de cette réflexion, peut subsister chez certains, et c’est bien naturel, une réticence à abandonner des habitudes de vie et à renoncer à certaines de nos libertés. Le confinement et le contexte de pandémie du coronavirus nous confrontent à la solitude et à l’angoisse de mort. Alors comment bien vivre cette période ? Je vous donne quelques éléments à prendre en compte pour (suite…)
L’hypersensibilité concernerait 15 à 25% de la population, hommes et femmes confondus. Il ne s’agit donc pas d’une pathologie mais bien d’une part de notre humanité. Certains reconnaissent leur sensibilité comme une force. Mais pour d’autres, elle est une source de souffrance et de frustration au quotidien. En effet, une sensibilité supérieure à la moyenne peut créer de l’incompréhension de la part de l’entourage qui considère certaines réactions comme « extrêmes ». Montagnes russes émotionnelles, sentiment de décalage, difficultés relationnelles, mauvaise adaptation sociale, anxiété face à l’avenir, sont le lot des hypersensibles. Nous questionnons alors notre « normalité » et la remise en question nous entraine dans le cercle vicieux de la perte d’estime de soi, parfois jusqu’à la dépression. Je vous propose de faire un petit tour d’horizon de cette sensibilité de la manière de la vivre au mieux. (suite…)
Comme vous pouvez le constater, je n’ai rien publié depuis longtemps sur ce blog. Et ce n’est pas parce que j’ai procrastiné. J’aime toujours autant écrire, et transmettre. Je me suis juste consacré à l’écriture d’un livre pendant un peu plus d’un an et demi. Il s’agit d’un essai sur la procrastination. L’article que j’ai publié sur ce blog : Pourquoi cesser de lutter contre la procrastination ? m’a conduit à me faire interviewé par une journaliste sur cette thématique. Et de fil en aiguille, (suite…)
J’imagine que vous connaissez déjà le concept de pervers narcissique. Une personne séductrice, manipulatrice, sans empathie, qui prend plaisir à faire souffrir… Qu’il faut fuir à tout prix. Depuis longtemps, je ressens l’envie d’écrire un article sur le pervers narcissique. Mais à chaque fois que j’ai voulu le faire, je m’en suis empêché. J’avais l’impression de marcher sur des œufs. Il me semblait délicat de revenir sur la notion sans qu’on me reproche de nier la souffrance des victimes. Le concept semble tellement faire l’unanimité qu’il parait difficilement contestable. Et pourtant, il me fait extrêmement violence. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi à travers cet article. (suite…)




Si vous avez été amoureux(-euse), vous avez peut-être déjà éprouvé des sensations de manque. L’être aimé s’absente, s’éloigne, ou pire, vous quitte et votre cœur s’étreint, votre sang se glace, un monde s’écroule. Ca vous parle ?
La seule idée que cela puisse arriver un jour peut générer un état d’anxiété constant, des crises de panique ou de jalousie, ou à l’inverse une peur de l’engagement et des difficultés à s’attacher.
Peut-être vous est-il déjà arrivé de ressentir de la peur, de l’angoisse, à des degrés plus ou moins intenses ou diffus et dans des contextes divers. Transpiration, mains moites, respiration haute, palpitations, sensation d’oppression ou d’étouffement… Ces manifestations physiques sont le signe que notre corps se prépare à agir face à un danger… Qui n’existe parfois que dans notre esprit.


La quête du bonheur nous rendrait malheureux. Joli paradoxe n’est-ce pas ? Vous connaissez sans doute quelques personnes qui aspirent à être plus heureuses ? C’est une volonté bien naturelle et extrêmement louable et pourtant, dans cette quête, il peut être intéressant de comprendre ce qui nous motive pour ne pas se tromper de direction et risquer d’obtenir le contraire de ce que nous recherchons.









Invictus
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,
Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,
Vous vous êtes disputé(e) avec un collègue dans la semaine ou vous avez passé une heure au téléphone avec une administration qui n’a rien compris à votre demande et quand vous y repensez, ça vous énerve ? Votre souvenir est associé à des émotions désagréables que vous ne souhaitez probablement pas revivre à chaque fois que vous vous le remémorez (et donc potentiellement à chaque fois que vous risquez de vous retrouver dans une situation similaire). Cet article et la technique qu’il décrit peuvent vous y aider !
Il vous arrive d’être sujet(te) au stress ou à l’anxiété, d’avoir un sentiment d’oppression, comme un poids sur la poitrine, ou la sensation d’étouffer ? Vous êtes peut-être parfois victime de crises d’angoisse (ou crises de « panique ») ? Les épreuves du quotidien vous ont peut-être amené(e) à modifier votre respiration naturelle sans que vous vous en rendiez compte. Cet article au titre barbare décrit la respiration diaphragmatique et peut vous aider à retrouver la détente dont vous avez besoin.
Vous avez parfois l’impression de ne pas être à la hauteur ou vous avez une estime de vous-même quelque peu fluctuante ? Vous avez tendance à broyer du noir et vous avez du mal à voir le positif ? Vous vous sentez à plat et vous ne parvenez pas à recharger vos batteries ? Vous avez un carnet et un stylo dont vous ne savez pas encore quoi faire ? Cet article est pour vous !
Il vous arrive de vivre la même scène pour la n-ième fois : elle commence et finit toujours à peu près de la même manière, souvent avec les mêmes personnes ? Vous vous demandez parfois ce qui peut être à l’origine des conflits ou des tensions dans vos relations ? Vous aimeriez avoir enfin des relations paisibles avec vos proches ou avec vos collègues de travail ? Cet article pourrait bien vous aider à comprendre ce qui se passe et comment changer !


Il permet de s’éloigner d’un mode de communication automatique où affleurent reproches et jugements, en bannissant le « tu » accusateur (« le tu, tue ») et en favorisant le « je ».
Note du 25 Septembre 2025 :
Ce texte date de 2015. À l’époque, je n’utilisais pas encore le mot “Armure”, mais il parle déjà de ce que j’appelle aujourd’hui l’Armure de Plomb : celle qui fige. Quand penser devient tourner en rond, quand réfléchir empêche d’agir, quand on croit se protéger en se retirant.
Relire ce texte me rappelle aussi que j’étais déjà en train de dessiner, sans le savoir, les contours de mon Modèle des 3 Relations : Être, Dire, Faire.

Vous avez parfois l’impression de ne pas être compris(e) ou de ne pas comprendre votre interlocuteur ? Alors que pourtant tout était clair ?! Vous avez le sentiment que des situations conflictuelles auraient pu être évitées mais vous ne savez pas comment ? Cet article devrait pouvoir vous éclairer un peu.
La solution à votre problème pourrait bien se trouver dans vos habitudes de langage. En effet, entre ce à quoi vous pensez et ce que l’autre comprend, il y a ce que vous dites. Et parmi ce que vous dites, parmi ce qu’on dit tous, dans ce que la PNL appelle le méta-modèle, il existe trois mécanismes de perte et de déformation de l’information : Les omissions, les généralisations et les distorsions.
Vous ressentez fréquemment de la culpabilité, elle vous empêche de vivre certaines choses, vos rêves peut-être, vous avez l’impression de ne pas en faire assez, ou au contraire d’en faire trop, la culpabilité vous ronge pour des petites choses de la vie ? Cet article est pour vous !
Note du 25 Septembre 2025 :
Quand j’ai écrit cet article en 2015, je ne parlais pas encore d’Armures. Mais avec le recul, je réalise qu’il décrivait déjà très bien ce que j’appelle aujourd’hui l’Armure de Titane : cette tendance à croire que nous valons uniquement par ce que nous faisons, que notre identité repose sur nos actions et nos réussites.
Relire ces articles aujourd’hui me fait sourire : je ne parlais pas encore de Modèle des 3 Relations, mais on sent que les fondations étaient déjà là. C’est en affinant et en accompagnant que ce fil s’est transformé en une méthode complète.
Le processus CNV (Communication NonViolente) invite à se mettre en lien avec ce qui est vivant en nous et dans les autres. A cette fin, voici une liste non exhaustive de quelques uns des sentiments que chaque être humain est susceptible d’éprouver. Ils sont répartis en deux catégories : les sentiments plutôt « agréables » que nous éprouvons lorsque nos besoins sont nourris, satisfaits, et les sentiments plutôt désagréables qui nous indiquent qu’un besoin n’est pas assouvi.
Si vous arrivez en cours de route, vous pouvez revoir le début ici :
Les 10 meilleurs façons de ne pas avoir confiance en soi (1/2).
Encore une fois, cela peut paraitre évident mais il n’est jamais inutile de rappeler certains basiques : il est important que vous restiez le plus possible seul(e) avec votre problème. Si vous rencontrez des difficultés récurrentes depuis des mois, voire des années, et que vous n’êtes parvenu(e) à trouver aucune solution satisfaisante au point d’affecter votre confiance en vous, c’est parfait ! Surtout, ne changez rien !
Vous avez toutes les ressources en vous pour réussir ce que vous entreprenez et pourtant vous aimeriez vous en sentir incapable, vous aimeriez douter, remettre en question vos aptitudes naturelles, inhiber vos meilleures capacités ? Vous avez déjà atteint cet état de grâce, ce confort absolu qui vous permet de ne rien entreprendre de nouveau et vous souhaitez l’entretenir ? Cet article est pour vous ! Il passe en revue les 10 moyens les plus efficaces que l’être humain a inventé pour ne pas avoir confiance en lui.
Peut-être êtes-vous de ces personnes qui ont identifié chez elles un léger déficit de confiance en elle et qui aimeraient changer. Mais pas trop.
Peut-être préfèreriez-vous ne pas changer du tout que ressembler à quelqu’un qui n’est pas vous, qui ne vous correspond pas.
Car quand vous pensez « confiance en soi », vous revoyez ou ré-entendez untel ou unetelle qui n’est pas timide, qui sait parler en public sans bafouiller, qui n’a pas peur d’oser, qui semble naturel(le) et à l’aise dans toutes les situations, bref, qui parait posséder ces qualités qui semblent vous faire défaut, pour le moment…