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La DeLorean de Retour vers le Futur est face à un gouffre, la route a été détruite, le conducteur pense que la route aura été reconstruite dans le futur et dit "ça va passer" - Anxiété et peur du futur face à al confiance en soi - Boris Amiot Coach en confiance en soi à Serris Vale d'Europe et coaching à distance

La peur du futur est probablement une expérience universelle. Tout comme l’anxiété est une émotion partagée par tous. Il peut arriver à tout un chacun un jour ou l’autre de se tourner vers son avenir, de n’y voir que doute et incertitude et d’en éprouver de l’anxiété. En ces temps particulièrement troublés par la pandémie, où les confinements peuvent rendre incertain nombre de projets, la peur du futur est d’autant plus prégnante.

L’anxiété est à l’avenir ce que le regret est au passé : une incapacité à contrôler les évènements. L’Homme ne peut changer la passé et ne peut prédire l’avenir, pas plus qu’il ne peut éviter la mort. Ces deux dernières affirmations sont un cocktail détonant pour le cerveau de celui qui a besoin de maîtrise. Et pourtant plus son besoin de maîtrise va l’amener à lutter psychiquement contre cette réalité, et moins il aura de maîtrise sur son anxiété.

Si l’anxiété peut être passagère et normale, elle peut aussi s’installer durablement et prendre des proportions plus importantes. Comment faire alors pour retrouver de la détente quand on a besoin de contrôle face à l’inconnu ? Comment arrêter d’avoir peur du futur ? C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article. Et nous allons voir que miser sur sa confiance en soi pourrait être un choix gagnant.

L’anxiété mérite d’être accueillie

La confiance en soi est de la connaissance de soi. C’est à dire que c’est savoir ce qui fait de nous quelqu’un de vivant. Ce qui nous caractérise en tant qu’être sensible et conscient, c’est ce que nous vivons dans notre intériorité. C’est à dire nos pensées et nos émotions. Ces deux phénomènes interagissent en permanence l’un avec l’autre et peuvent s’auto alimenter. C’est souvent ce qui se passe lorsqu’on traverse une crise d’angoisse : notre corps a des réactions très fortes face à un danger inexistant. Comme on ne comprend pas ce qui se passe dans notre corps, on s’imagine qu’on va mourir et la peur générée accentue les symptômes physiologiques.

Qu’il s’agisse d’une attaque de panique ou d’une peur du futur diffuse, le principe reste le même : les sensations internes méritent d’être accueillies. Je vous entends penser : mais ça veut dire quoi accueillir une émotion bon sang ? On lui fait un collier de fleurs ? On lui propose un thé avec des boudoirs ? Qu’est-ce qu’on fait concrètement pour accueillir une émotion ?

Accueillir, c’est observer

Voilà la réponse à votre question. Accueillir l’anxiété, accueillir la peur du futur, c’est déjà commencer par prendre le temps d’observer de quelle manière elle se manifeste dans votre corps. Quels sont les endroits où c’est plus serré que d’habitude, plus tendu, plus noué ? Vous pouvez faire un petit scan corporel des pieds à la tête, ou de la tête aux pieds, pour chercher les zones de tension dans votre corps.

Plus l’émotion sera forte et moins vous aurez à chercher longtemps. Observez ensuite ces lieux de tension. Décrivez ce que vous ressentez, verbalisez-le mentalement ou même à vox haute si vous êtes seul. Puis observez comment vos sensations internes évoluent et continuer à décrire ce qui se passe. Je vous donne un petit exemple de ce que ça pourrait donner :

J’ai un sentiment d’oppression, c’est comme si j’avais une grosse masse qui me comprimait la poitrine. J’ai du mal à respirer. Ma respiration est courte. Je reste avec ça, je l’observe. Et là ça va mieux, je commence à pouvoir respirer avec plus d’amplitude. Maintenant je sens une gêne au niveau de la gorge. C’est comme une boule qui m’empêche de déglutir. Etc.

Vous avez compris le principe. Plus vous allez observer ce qui est en train de se passer, en restant concentré sur les sensations et sans partir dans vos pensées, et plus votre émotion pourra passer facilement. Ce que vous ressentirez sera alors plus supportable. Je ne dis pas que ça sera tout de suite confortable, mais ça sera plus doux.

La confiance en soi face à l’anxiété

Ne pas vouloir ressentir ce qui se passe dans notre corps revient à réaffirmer une volonté de contrôle. Elle ne fait pas bon ménage avec nos émotions. Vous savez maintenant comment accueillir une émotion. C’est une étape importante dans la quête de soi même pour améliorer son niveau de confiance en soi.

La confiance en soi est de la connaissance de soi. Elle consiste en premier lieu à connaître ses forces, les qualités sur lesquelles on peut s’appuyer dans l’action. Beaucoup de conseils se limitent à dire que pour améliorer sa confiance en soi il suffit de passer à l’action pour constater qu’on est capable de faire. Le conseil peut parfois être bon, mais la confiance en soi est beaucoup plus que cela. Outre nos qualités, ce sont les valeurs qui nous habitent qui doivent être mis à jour. Nos valeurs, ce sont nos besoins psychologiques qui méritent d’être satisfaits.

Sécurité, amour, liberté, paix, respect… Autant de besoins psychologiques qui sont potentiellement menacés lorsqu’on imagine le pire du futur. Nos émotions sont justement un GPS interne qui nous renseigne sur la satisfaction de nos besoins et nous indique la voie à suivre pour les combler au mieux et tendre vers la joie. Tout ce que nous ressentons est juste. Et l’accepter sans jugement est un pas de plus vers la sérénité et la confiance. Après avoir mis des mots sur nos émotions, l’étape suivante consiste à mettre des mots sur nos besoins puis de trouver des stratégies d’action pour les combler.

Anxiété et peur du futur Vs Confiance en soi - Un homme sur un pont qui semble ne pas en finir fait face à son avenir - Boris Amiot Coach à Marne la Vallée (77)

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Reconnaître nos forces mais aussi nos limites

Vous voyez désormais le lien entre l’accueil des émotions et la confiance en soi ? Et vous voyez comment cette confiance nous rend plus fort face aux incertitudes de l’avenir, comment elle nous aide à lutter contre l’anxiété et l’angoisse du futur ? Mais la confiance en soi, c’est encore plus que cela. En effet pour avoir une pleine et entière confiance en soi, il faut savoir ce qui est vivant en nous à chaque instant, nous l’avons vu, il faut savoir reconnaître ses atouts, ses qualités, ses forces, mais il faut aussi savoir accepter toutes ses limites.

Il y a deux sortes de limites. Tout d’abord, il y a les limites qui sont liées à qui nous sommes, à nos capacités individuelles. Il y a ensuite les limites liées à notre condition d’être humain.

Les limites individuelles

Lorsque nous pensons au futur et que nous éprouvons de la peur, c’est parce que nous ne parvenons pas à faire le lien entre ce que nous imaginons et nos capacités à surmonter les difficultés. Nous avons les ressources pour tout affronter mais il nous arrive d’être comme coupé de ces ressources. Parce que nous oublions que par le passé nous avons su dépasser des situations de crise, probablement pire que celles qui nous attendent (ou que nous fantasmons). Si nous n’avons pas les capacités, alors le reconnaître nous permettra soit de mettre en place des choses pour les développer, soit nous tourner vers des solutions extérieures le cas échéant.

L’hypersensibilité peut être un facteur aggravant ou en tout cas catalysant une forme d’anxiété. Vous aurez beau lutter contre ce que vous êtes, ça ne vous aidera pas à mieux gérer les évènements. En revanche, accepter cette sensibilité et l’assumer, vous aidera d’autant plus à reprendre de la responsabilité et donc du pouvoir dans vos perceptions du futur ou à trouver des solutions d’accompagnement à cette fin.

Nous avons besoin des autres

Les hommes sont interdépendants. Cela signifie qu’ils sont capables d’accomplir des choses seuls, en autonomie mais qu’ils ont aussi besoin les uns des autres dans certaines circonstances. Il est quasiment impossible de vivre de manière strictement indépendante. Même si vous pensez n’avoir besoin de personne il y a fort à parier que votre autonomie ne soit pas totale, ne serait-ce que pour ce que vous mangez. Il est très difficile de vivre en auto suffisance. Et je pense que ça ne serait pas souhaitable, ne serait-ce que parce que notre esprit a besoin d’interactions pour continuer à s’enrichir.

L’anxiété, qui prend corps à travers nos doutes, s’amenuise à mesure que nous clarifions nos zones d’incompétence. En effet, quand nous abandonnons notre illusion de toute puissance (l’idée selon laquelle nous devrions pouvoir tout faire tout seul) nous récupérons le pouvoir d’agir. C’est ainsi que nous pouvons mettre en œuvre d’autres solutions et pallier à nos lacunes. Avoir confiance en soi consiste à accepter sa propre vulnérabilité. C’est la condition nécessaire pour pouvoir aller chercher les forces où elles se trouvent et ne pas rester victime de son impuissance ou bien pour pouvoir l’accepter. Oser dire “ça ne va pas, j’ai besoin d’aide” est paradoxalement une preuve de solidité et de confiance.

Les limites de l’être humain

Chaque individu vit seul avec son intériorité.
Et sait qu’il va mourir un jour.
Il a en outre la responsabilité de trouver sa propre voie.
L’injustice fait partie de ce monde.
On ne peut ni changer le passé ni prédire le futur.

Quoi que l’on fasse, quoi que l’on croit, ces réalités constituent le socle commun de l’expérience humaine. En acceptant notre incapacité à contrôler ce qui n’est pas encore arrivé, on peut accéder au lâcher prise qui nous fait tant défaut lorsque notre cerveau cherche à remplir le vide.

Je sens que vous allez me poser une question très judicieuse. Comment on fait pour accepter ? C’est une vraie bonne question à laquelle je vais vous répondre par une autre question. Comment faites-vous pour ne pas accepter ? Car pour accepter il n’y a rien de particulier à faire en réalité. Pour ne pas accepter en revanche, il faut dépenser de l’énergie dans des constructions mentales qui vont générer des émotions désagréables auxquelles on donne suite par un argumentaire qui renforce un postulat de base sorti de nulle part…

Je vous taquine car en réalité une grande part de ce qui se passe en nous se situe sous le seuil de notre conscience. Tout l’enjeu du travail sur soi consiste justement à augmenter son niveau de conscience de soi. Augmenter sa connaissance de soi c’est gagner en confiance en soi. Pour accepter ce qui ne peut être changé, il faut commencer par prendre conscience des constructions mentales et des représentations qui nous enferment dans les mêmes schémas.

Comment nos croyances entretiennent l’anxiété

Nos émotions et nos pensées sont en perpétuelle interaction. Elles procèdent les une des autres dans une sorte de magma incessant qui peut échapper à notre compréhension et même le plus souvent à notre conscience. Pour déjouer la peur du futur et pour désamorcer l’anxiété, il est préférable d’agir sur les deux plans : émotionnel et cognitif. Nous avons vu comment accueillir une émotion. Comment accueille-t-on une pensée ? Exactement de la même manière : on l’observe. Avec curiosité, avec tendresse, sans jugement.

Observer une pensée permet de mettre de la distance entre elle et nous. Cela nous oblige à ne plus faire corps avec elle. Nous pouvons alors la prendre pour ce qu’elle est : une production de notre esprit. La plupart de ces productions sont des généralisations ou des distorsions de la réalité qu’on a érigé en quasi vérité : des croyances. Nos croyances nous leurrent notamment sur la manière dont nos besoins devraient être nourris. A ce titre, elles peuvent être la cause d’une grande quantité d’émotions désagréables. Et certaines d’entre elles ont la peau plus dure que d’autres.

Lorsque nous nous projetons dans le futur, nous emmenons avec nous tout ce que nous croyons sur nous, sur nos capacités, sur nos besoins, mais aussi ce que nous croyons sur le monde, sur ce qu’il devrait être, sur ce qu’il est, sur ce qu’il sera. Pour faire simple, notre peur du futur est largement conditionnée par notre programmation mentale, consciente ou non.

Les croyances se renforcent par l’expérience

Les croyances se renforcent par l’expérience, et donc les émotions qu’elles véhiculent se renforcent également. Nos croyances sont plus ou moins solidement ancrées en fonction de l’impact émotionnel qu’elles ont sur nous. Dans une quête de confiance en soi, mettre à jour ses propres croyances permet d’assouplir ou de transformer celles qui perturbent notre bien être. Et cela permet au contraire de renforcer celles qui sont soutenantes pour envisager l’avenir avec sérénité.

Les croyances sont un carrefour, un nœud entre nos pensées et nos émotions. Il est possible de le dénouer pour retrouver plus de paix. Faire un travail de déconstruction des croyances est un excellent moyen de désactiver à la fois les pensées et les émotions qui produisent de l’anxiété.

Pour résumer, la confiance en soi est le meilleur rempart contre l’anxiété et la peur du futur et ce à plusieurs titres. La confiance en soi est la connaissance de soi qui permet :

  • de connaître nos forces et nos qualités qui pourront nous servir à résoudre les difficultés du futur,
  • de connaître et d’accepter nos limites et de ne pas nous mettre plus de pression que nécessaire,
  • d’accueillir et d’accepter toutes nos émotions,
  • d’observer nos pensées sans jugement,
  • d’avoir des croyances aidantes, que ce soit sur nous-même ou sur le monde, et qui soient conformes à ce que nous voulons devenir.

Alors, par quoi allez-vous commencer ? 😊

Si cet article vous a plu, vous pouvez lire aussi : 5 astuces pour arrêter d’avoir peur du futur.


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