Vous avez toutes les ressources en vous pour réussir ce que vous entreprenez et pourtant vous aimeriez vous en sentir incapable, vous aimeriez douter, remettre en question vos aptitudes naturelles, inhiber vos meilleures capacités ? Vous avez déjà atteint cet état de grâce, ce confort absolu qui vous permet de ne rien entreprendre de nouveau et vous souhaitez l’entretenir ? Cet article est pour vous ! Il passe en revue les 10 moyens les plus efficaces que l’être humain a inventé pour ne pas avoir confiance en lui.

Attention ! Avant de commencer à lire, gardez bien à l’esprit que ne pas avoir confiance en soi est un art délicat, difficile car votre nature profonde tend inévitablement vers le bonheur ! Vous ne pourrez vous engager dans la voie du manque de confiance en vous qu’au prix d’efforts incessants, d’un travail sans cesse renouvelé avec une énergie folle, d’une lutte acharnée contre vous-même et de votre propension naturelle à être bien.

Accrochez-vous !

L’auteur décline toute responsabilité en cas d’amélioration de la confiance en vous.

#1. Ne pas dire ou penser du bien de soi-même

Se-dévaloriser

C’est probablement le moyen le plus efficace d’entretenir le manque de confiance en soi. Si vous utilisez déjà pour vous-même des petites phrases telles que : “t’es nul(le)”, “t’es bon(ne) à rien”, “t’es pas capable”, surtout ne changez rien ! Vous êtes au sommet de la mésestime, la confiance en soi n’a aucune chance ! Si ce n’est pas encore le cas, il va falloir songer à vous y mettre sérieusement.

Ces phrases accablantes sont des croyances limitantes. Il est important que vous vous les répétiez souvent car tant que vous les prenez pour vraies, elles le sont. Pour vous en tout cas.

Cette petite voix intérieure qui vous tutoie et vous dénigre est probablement l’écho des voix d’adultes de votre enfance mais il faut que vous renonciez à en savoir plus. Ne cherchez pas à savoir d’où elle vient. Écoutez-la sans vous poser de question. Tout ce qu’elle dit est vrai, n’en doutez jamais. Laissez-la faire de vous ce qu’elle veut. Laissez-la décider pour vous ce que vous valez, c’est à dire pas grand-chose. Vous vous épargnerez ainsi de vous confronter à l’existence en étant vous-même. Vous n’aurez pas à supporter le poids des décisions que vous n’aurez pas eu le courage de prendre. Vous pourrez continuer à ne pas vous assumer pleinement et vous pourrez constater avec délice à quel point il peut être agréable parfois de s’avachir dans un médiocre confort.

Si vous avez déjà essayé de la faire taire par l’argumentation, en essayant de chercher des éléments qui pourraient lui donner tort, vous vous êtes probablement aperçu(e) qu’elle ne se taisait pas longtemps. C’est tout à fait normal, elle adore discuter. Continuez à débattre avec elle, plus vous lui parlez, plus elle existe !

ATTENTION !

Si vous décidiez par mégarde d’accepter cette voix au lieu de lutter contre elle, vous risqueriez de gagner en estime de vous ! Pire encore, si vous décidiez de lui pardonner et de l’ignorer en vous concentrant sur vos pieds par exemple, ou de la ridiculiser en imaginant lui faire aspirer une grande bouffée d’hélium avant de parler, elle pourrait finir par se taire tout à fait ! De la même manière, une prise de conscience systématique des croyances et de leurs origines pourrait les affaiblir. Ne sous-estimez pas ces éventualités. C’est beaucoup plus simple qu’il n’y parait et un accident est vite arrivé ! Si vous vous engagiez par erreur dans cette voie, vous pourriez acquérir rapidement une confiance en vous telle qu’il vous serait impossible de revenir en arrière. Soyez vigilant(e) !

#2. Ne pas essayer

Une fois que vous vous êtes bien dénigré(e), il est probable que vous ayez toutes les qualités pour échouer. Toutefois, en essayant, vous augmentez statistiquement la probabilité de succès, quelle que soit l’action que vous envisagiez. Plus vous essayez, plus vous prenez le risque de réussir et donc d’augmenter votre confiance en vous.

Par pitié, n’essayez pas ! Contentez-vous de ne rien faire, comme vous en avez déjà peut-être l’habitude.

Outre les risques de succès, en renouvelant les tentatives en dépit des échecs, vous habitueriez votre cerveau à un nouveau mode de fonctionnement et il pourrait découvrir que l’échec n’existe pas et qu’il ne s’agit que d’une information.
(Cf. #4. Ne pas accepter l’échec)

Chaque nouvelle tentative vous conduirait inévitablement à une dédramatisation et à un renforcement de l’ego propice à une augmentation de la confiance en soi.

Il est important que vous conserviez intacte cette peur de l’échec car c’est elle qui vous paralyse et vous empêche d’agir. Plus vous essaierez, moins cette peur sera présente en vous. À chaque nouvelle occasion saisie, elle sera un peu moins forte. Alors, il n’y a pas à plus hésiter, ne faites rien ! De toute façon, vous vous souvenez ? Vous êtes nul(le), vous rateriez.

Il est un cas où il peut-être bénéfique de se lancer : celui où vous ne vous sentez pas du tout prêt(e). Si vous avez la certitude que vous allez échouer, si vous n’avez pas la moindre des compétences techniques requises et si vous vous êtes dispensé(e) de la moindre préparation psychologique, foncez ! Un échec dans ces circonstances pourrait renforcer votre peur et votre croyance limitante et vous pourriez bien être débarrassé(e) de l’envie de recommencer.

ATTENTION !

Il faut que vous soyez absolument certain(e) d’échouer ! Si vous ne vivez pas un échec cuisant et total, c’est à dire de l’ordre d’un quasi trauma, vous pourriez amorcer le processus de renforcement de l’estime de vous-même et il serait alors très difficile de faire demi tour !

Si vous sentez que vous avez des velléités d’agir, afin de mettre toutes les chances de votre côté et de limiter les tentations, la technique qui suit peut être utilisée sans modération.

#3. Ne pas envisager le positif

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Nous venons de le voir, même si vous êtes un(e) champion(ne) de nullité, en essayant, vous pourriez prendre le risque de réussir. Afin de vous dissuader totalement de passer à l’action, il suffit de chasser de votre esprit les scénarios gagnants. Écartez systématiquement la moindre pensée positive. Pour cela, il suffit de l’accepter et de la laisser passer, la laisser partir, sans dialoguer avec. Focalisez votre attention sur le négatif.

N’imaginez pas que ça va bien se passer. Ne visualisez pas comment ça pourrait être simple. Ne vous voyez pas en train de réussir. Ne pensez pas à ce que vous ressentiriez en cas de succès. Ne vous imaginez pas en train de raconter à vos amis comment vous avez fait pour y arriver. Etc.

Votre cerveau vous aide naturellement à aller vers les représentations mentales de ce que vous voulez. En clair, il vous emmène vers l’endroit où vous regardez. Plus vous nourrirez votre cerveau de représentations claires et positives de ce que vous voulez, plus il vous aidera inévitablement à l’obtenir avec un minimum d’efforts. Restez dans le flou. N’y pensez pas. Ou mieux encore : imaginez le pire ! Laissez faire les choses comme d’habitude. Vous avez déjà de très bons automatismes pour échouer. N’allez pas tout risquer à cause d’une petite pensée positive persistante. Vous pourriez ruiner en quelques tentatives seulement des années d’efforts dans le dénigrement et la dévalorisation de vous-même.

Ne focalisez jamais sur une pensée positive. Ne faites jamais briller dans votre esprit les bienfaits de vos réussites. Ne pensez pas à votre satisfaction personnelle. Votre motivation serait renforcée et vous n’auriez alors quasiment plus aucun frein pour vous empêcher d’agir.

#4. Ne pas accepter l’échec

Si malgré tout ce qui précède, vous avez quand même essayé, mais que par bonheur, vous avez échoué, alors il est important de dramatiser rapidement ce qui vous est arrivé. Si vous ne pouvez pas ne pas vous dire que vous avez bien fait d’essayer et que vous ferez mieux la prochaine fois, ne vous le dites pas quand même !

Il est extrêmement rare qu’un échec soit dommageable. Pourtant, vous ne vous ne devez en aucun cas penser qu’il est bénin ou anecdotique. En minimisant la gravité de l’échec, vous pourriez renouveler l’essai. Vous commenceriez alors à apprendre. Ce qui est à bannir si vous ne voulez pas rapidement vous retrouvez plein(e) de confiance en vous.

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Il faut vous leurrer par rapport à cet échec, créer l’illusion qui lui donnera un air de catastrophe.

Il est capital que vous trouviez vos propres arguments pour ne pas accepter votre échec. Vous devez absolument trouver une raison, si absurde soit-elle, pour laquelle votre échec est grave. Vous pourriez commencer par vous dire, par exemple, que vous devriez tout réussir du premier coup et que vous n’avez absolument pas le droit de vous tromper.

Peu importe l’origine de cette interdiction : à moins que vous n’alliez voir un bon psychologue ou un coach (et vous n’êtes pas assez stupide pour ça), personne ne vous posera la question. Laissez simplement les croyances limitantes faire leur ouvrage (Cf. #1. Se dénigrer).

NB : Ne pas se donner la permission de se tromper est un puissant inhibiteur de confiance en soi.

Vous pourriez vous dire aussi qu’en échouant, vous faites de la peine à des gens. Choisissez des personnes précises, des personnes chères si possible. Pensez que vous décevez ces personnes. Que vous leur faites du mal. Vous pourriez vous dire qu’au moment où vous échouez, ces personnes ne vous aiment plus. Que personne n’aime quelqu’un de nul qui échoue et qu’on ne peut vous aimer que si vous êtes parfait(e).

Soyez créatif(ve) ! Ajouter de la culpabilité à l’échec garantit toujours un résultat plus durable. Les raisons n’ont pas besoin de tenir la route. Au contraire ! Souvent, plus elles sont absurdes, plus elles sont efficaces.

#5. Ne pas continuer quand ça marche

Imaginons le pire des scénarios : vous avez essayé une fois, peut-être même plusieurs et tout s’est bien passé. La situation ne doit pas être prise à la légère, vous êtes très mal engagé(e). Pourtant vous avez encore la possibilité de tout arrêter.

Vous pouvez encore dire : “J’y arrive pas !” et tout laisser tomber. Vous venez précisément de démontrer le contraire donc il va falloir vous armer d’une bonne dose de mauvaise foi, mais la fin justifie les moyens. Si vous continuez maintenant, nul ne sait quelle réussite vous allez devoir assumer ni quelles sortes de fierté et de satisfaction personnelle pourraient vous envahir. Ça pourrait être dangereux.

Faites semblant d’ignorer que vous y arrivez. Fermez les yeux sur tous les petits signes de réussite, minimisez-les jusqu’à faire disparaitre le moindre indicateur de succès. Ne mesurez jamais les progrès accomplis ! Et si vous avez trop de scrupules pour nier l’évidence, vous pouvez encore vous rabattre sur une version un peu plus hypocrite qui consiste à dire : “j’y arriverai jamais !” avec un air profondément agacé et/ou désespéré.

Quelle que soit la formule, ce qui compte ici, c’est de ne pas continuer en douceur comme la logique le voudrait mais d’abandonner brutalement, sans aucune raison apparente et de vous faire passer pour une victime des “forces de la nature” contre lesquelles personne ne peut rien parce qu’elles sont plus fortes que vous, parce que vous êtes nul(le) et parce que gna gna gna. Rappelez bien à tout le monde à quel point vous êtes incompétent(e) afin de faire oublier vos récents succès et priez pour que personne ne vous aime assez pour vous les rappeler.

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À ce niveau là, les risques de gagner de la confiance en soi sont extrêmement élevés et il va vous falloir jouer serré pour convaincre votre entourage. L’astuce pour mettre davantage de chances de votre côté, c’est d’apprendre à ne surtout jamais demander d’aide à personne.

Lire la suite : Les 1O meilleures façons de ne pas avoir confiance en soi (2/2)

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