Si vous arrivez en cours de route, vous pouvez revoir le début ici :
Les 10 meilleurs façons de ne pas avoir confiance en soi (1/2).

6. Ne pas demander de l’aide

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Encore une fois, cela peut paraitre évident mais il n’est jamais inutile de rappeler certains basiques : il est important que vous restiez le plus possible seul(e) avec votre problème. Si vous rencontrez des difficultés récurrentes depuis des mois, voire des années, et que vous n’êtes parvenu(e) à trouver aucune solution satisfaisante au point d’affecter votre confiance en vous, c’est parfait ! Surtout, ne changez rien !

Vous pourriez avoir tôt ou tard un irrépressible besoin de demander de l’aide à quelqu’un, une personne avisée parmi vos amis, votre famille ou pire encore, un professionnel de l’accompagnement… N’en faites rien ! Résistez ! Ça sera dur, très dur ! Le bon sens va tout faire pour essayer de vous détourner de votre objectif car il faudrait être stupide de penser qu’en faisant toujours la même chose on puisse obtenir un résultat différent, mais vous devez être plus fort(e) !

Essayez de trouver des arguments qui pourraient vous conforter dans l’immobilisme. Aucun ne sera valable mais cela n’a aucune espèce d’importance, drapez-vous à nouveau de votre cape de super mauvaise foi et mentez-vous à vous-même.

Imaginez par exemple que vous allez déranger l’autre. Faites comme s’il n’avait pas la possibilité de répondre oui ou non à votre demande d’aide. Faites comme si le simple fait de lui poser une question pouvait lui causer un énorme préjudice. Ne rentrez pas dans les détails, vous seriez incapable de les imaginer car ça ne tiendrait plus la route. Gardez juste la notion “déranger l’autre” à l’esprit et tâchez de vous en convaincre le mieux possible malgré l’absence totale de cohérence.

Persuadez vous qu’on vous dira non. Inutile de vous mentir, ça risque d’être compliqué. En effet, personne ne peut prédire l’avenir mais si vous parvenez à deviner, avec une certitude de 100%, que l’autre n’accueillera pas favorablement votre demande, vous serez tranquille, vous pourrez tout simplement vous dispensez de lui demander. Si vous n’êtes pas sûr(e) à 100%, personne ne viendra vous embêter de toute façon. Faites comme si.

Dites-vous que ça ne sert à rien puisque de toute façon, vous êtes tellement nul(le) que personne ne peut vous aider et que vous ne méritez l’aide de personne. (cf. #1. Ne pas dire ou penser du bien de soi-même). Dites-vous que vous ne pouvez pas demander de l’aide parce que vous DEVEZ être autonome et vous en sortir tout(e) seul(e) ! C’est peut-être comme ça que vous toujours fonctionné, pourquoi changer ? Etc. Entretenez toutes sortes de croyances limitantes. Là encore, votre créativité sera votre meilleure amie.

Enfin, pensez à tout ce que ça vous apporte de bon d’être dans cette situation, imaginez tout ce que vous pourriez perdre à changer. Prenez vraiment ce temps. Posément. Notez sur une feuille les avantages et les inconvénients. Faites votre petit bilan, vous verrez sûrement bien vite votre intérêt à ne pas demander de l’aide.

Si vous parvenez à conserver votre ligne de conduite et à ne demander de l’aide à personne, ne vous croyez pas pour autant tiré(e) d’affaire. En effet, on n’est jamais à l’abri de la gentillesse des gens ! Certaines personnes pourraient vous proposer leur aide spontanément. Si ! Dites non ! (cf. #7. Ne pas avoir d’avis, ne pas avoir d’envies) Non !

S’ils insistent, fâchez-vous, faites en sorte de vous brouiller définitivement avec eux ou mieux encore, trouvez un prétexte qui n’a rien à voir pour ne plus les fréquenter. Aussi maladroits qu’ils puissent être parfois, ces gens vous veulent du bien. Méfiez-vous d’eux. Ne les écoutez pas. Ne vous connectez jamais à leur intention positive pour écarter l’idée qu’ils ne vous veulent pas que du bien.

Préférez vous entourer de personnes toxiques qui vous dénigrent et vous rabaissent. À la limite, choisissez des personnes qui vous apportent leur aide même si vous la refusez, des personnes qui font pour vous au lieu de vous apprendre à faire, qui vous maintiennent dans un état de dépendance au lieu de vous aider à devenir autonome.

Astuce

En dernier recours, si vous ne pouvez plus refuser l’aide qu’on vous propose, faites semblant d’accepter. Faites semblant par exemple d’aller consulter un professionnel et ne faites rien de ce qu’il vous demande. Reportez la faute sur lui : dites-vous que si vous échouez, si vous ne parvenez pas à changer, c’est de sa faute, pas de la vôtre. Ainsi vous aurez un excellent alibi, vous pourrez vous dire que même ça, ça n’a pas marché.

Tuer-le-therapeute

Attention !

Nous allons aborder les chapitres les plus importants dans votre apprentissage pour ne pas avoir confiance en vous. Il est peut-être temps pour vous de faire une pause. Prenez quelques mois ou quelques années pour relire les chapitres précédents afin d’assimiler les techniques qui y sont décrites. Quand vous vous sentirez prêt(e) à ne pas vivre un changement durable et profond, vous pourrez passer à la suite.

7. Ne pas avoir d’avis, ne pas avoir d’envies

La confiance en soi, c’est d’abord et surtout de la conscience de soi. Ne pas savoir qui on est est le moyen le plus sûr et le plus profond de se priver de confiance en soi. Ne pas savoir ce que l’on veut est probablement le moyen le plus sûr de ne pas savoir qui on est.

Il est capital que vous ne preniez pas conscience de vos envies et de vos besoins. Quand une envie affleure à la conscience, il est extrêmement difficile de ne pas la satisfaire. Si vos envies deviennent davantage présentes à la conscience, vous risquez de développer le plus naturellement du monde des stratégies d’affirmation de vous-même. Alors surtout n’y pensez pas. Laissez-vous guider par vos automatismes et vos croyances.

Familiarisez-vous avec des phrases toutes prêtes comme : “Je ne sais pas”, “Comme tu veux”, “Choisis, toi”, “Ca m’est égal”, “Tout me va”, “Moi, ce n’est pas important, ce qui compte, c’est toi”, “Je te laisse décider”, “Tout ce que je veux, c’est te faire plaisir”, etc. Faites-en des automatismes. Utilisez-les machinalement, pour tout et n’importe quoi. Plus vous les utiliserez sans vous en rendre compte, plus vous vous éloignerez de vos envies.

N’utilisez jamais les phrases suivantes : “Je ne sais pas encore, j’ai besoin de temps pour réfléchir”, “S’il te plait, laisse-moi un peu de temps pour choisir”, “C’est important pour moi qu’on décide ensemble”, “Mon avis est aussi important que le tien”, etc.

Ne vous posez surtout jamais la question : “Moi, qu’est-ce que je veux vraiment ?” Pour les grandes décisions, celles qui vous impliquent vraiment, faites confiance à vos automatismes : votre inconscient vous guide. Grâce à lui vous pourrez par exemple rester fidèle à des schémas familiaux inconscients et aller jusqu’à suivre sans vous en rendre compte une voie qui ne vous correspond pas, vous pourrez allègrement vous noyez dans le travail en niant tout ce qui pourrait vous apporter du plaisir, etc.

Pour les décisions plus petites, essayez autant que possible de vous en remettre aux autres. Reposez-vous sur eux, faites confiance à leur jugement. Dites vous qu’ils savent mieux que vous ce qui est bon pour vous. Ne vous sondez surtout pas, vous pourriez prendre conscience de vos envies.

Afin de mener à bien cette stratégie, pour un rendement optimum de méconnaissance de soi, vous pourrez choisir de rester déconnecté(e) de tout ou partie de vos émotions.

8. Ne pas se connecter à ses émotions

Les émotions sont, entre autre, les messagères de vos besoins et de vos envies profondes.

Pour finir de vous nier totalement, vous pouvez refouler vos émotions. Le refoulement est un processus inconscient donc par définition difficile à mettre en oeuvre consciemment, par un effort de volonté. Ce chapitre est donc naturellement destiné aux personnes qui ont déjà la chance de refouler leurs émotions. Ils pourront y apprendre des techniques pour ne surtout pas arrêter de refouler.

La première chose à faire pour ne pas se connecter à ses émotions est de ne pas essayer de s’y connecter. Même pour voir. Même pour rigoler. Ca peut paraitre évident mais il est en réalité tellement simple de s’y connecter qu’il vaut mieux prévenir. Il suffirait que vous en ayez envie pour pouvoir y arriver sans crier gare ! N’y pensez pas !

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Les émotions se manifestent par des sensations internes en différentes parties du corps, variables d’une personne à une autre. Moins vous serez attentif(ve) à ce qui se passe à l’intérieur de vous, moins vous risquerez de prendre conscience de vos émotions.

Ne “scannez” pas mentalement votre corps à la recherche de vos sensations, n’essayez pas de les localiser, encore moins de les qualifier : chaud/froid, agréable/désagréable, léger/lourd, libre/oppressé, etc. Ne portez pas votre attention sur votre respiration. De manière générale, ne portez votre attention sur rien qui soit situé ailleurs que dans votre tête.

Empêchez vos idées de ne pas occuper tout l’espace en ne vous concentrant pas sur le reste de votre corps. Ne prenez pas l’habitude d’observer, à des moments clés, dans les situations importantes, les phénomènes physiques qui vous traversent.

Le pire de tout : n’essayez pas de nommer ce que vous ressentez. À l’instant où vous nommerez l’émotion qui vous habite, vous ne pourrez plus la nier. Ne vous familiarisez donc jamais avec le champ lexical des émotions, ne consultez pas cette liste des sentiments et besoins humains afin de ne pas affiner vos connaissances.

Si par malheur vous veniez à prendre conscience de vos émotions, à cause d’une étourderie, ou simplement parce qu’elles sont trop fortes et vous submergent, ne paniquez pas, rien n’est perdu. Vous allez pouvoir éprouver une fois encore votre mauvaise foi (Cf. #4 Ne pas accepter l’échec) et nier ce que vous ressentez.

9. Ne pas s’accepter tel que l’on est

Toutes vos envies et a fortiori, toutes vos émotions sont légitimes. Pourtant afin de conserver une réelle méconnaissance de vous-même et donc votre absence de confiance en vous, vous pouvez faire comme si elles ne l’étaient pas.

Comment fait-on cela ?

C’est très simple. Au moment où vous prenez conscience d’une envie ou d’une émotion (comme on vous a conseillé de ne pas le faire au chapitre précédent), revenez immédiatement dans votre tête, ne vous attardez surtout pas à vivre ce qui se passe dans votre corps, ce serait une perte de temps inutile et vous avez sûrement des choses plus importantes à faire que vous occupez de votre bien-être.

Intellectualisez ! Trouvez des raisons pour lesquelles vous n’avez pas de raisons de ressentir ce que vous ressentez. Ou plutôt ce que vous ne ressentez plus, maintenant que vous êtes à l’abri dans votre tête, loin de ces sensations corporelles étranges et menaçantes. Si vous ne trouvez pas de raisons valables, ce qui, à vrai dire, est quasi systématique, aucune importance, on se passera de raisons.

Dites-vous que vous n’avez pas de raison d’être en colère.
Dites-vous que vous n’avez pas de raison d’être triste.
Dites-vous que vous n’avez pas de raison d’avoir peur.
Dites-vous que vous n’avez pas le droit d’être joyeux(se).
Etc.

Ne pas accepter ses émotions est une entrée importante dans le manque de confiance en soi mais ce n’est pas la seule. Vous pouvez aussi ne pas accepter qui vous êtes. C’est à dire, ne pas reconnaitre vos qualités et ne pas accepter vos défauts. Pour cela, il suffit de ne jamais chercher à savoir ce que vous faites de bien. Ne finissez jamais cette phrase par des qualités, des caractéristiques positives : “Je suis quelqu’un qui…”

Ne-pas-s-accepterEn outre vous pouvez lutter contre vos limites afin de ne pas les accepter, ne pas les reconnaitre comme une partie de vous-même. Vouloir être différent de ce que vous êtes vous permettra de dépenser une énergie psychique incroyable tout en vous maintenant dans la méconnaissance de vous-même et donc d’entretenir le manque de confiance en vous. Luttez systématiquement contre tout ce que vous ne pouvez pas changer et ne faites rien pour changer ce qui peut l’être.

Ne vous valorisez pas. Ne cherchez pas à identifier tout le positif chez vous. Ne prenez pas conscience de vos limites. N’écoutez pas votre corps. N’écoutez pas vos émotions.

Pour conclure, il est important que vous ne teniez pas compte de vos émotions et que vous ne quittiez jamais la sphère des idées. Elles pourront ainsi devenir peu à peu envahissantes, répétitives, obsessionnelles, angoissantes, paralysantes, etc. Et plus vous aurez envie de les fuir, en restant dans votre tête, plus elles se rappelleront à vous. Vous pourrez ainsi avoir le loisir de tourner en boucle dans votre mésestime et votre manque de confiance.

Le moyen le plus couramment employé pour nier une émotion étant le dénigrement de soi-même (Cf. #1. Ne pas dire ou penser du bien de soi-même), vous pourrez alors boucler la boucle et recommencer du début avec les formules consacrées : “Je suis nul(le) de penser ça”, “Je suis stupide de ressentir ça”, etc. Vous pouvez également décliner avec vos qualités et vos défauts…

10. Entretenir soigneusement le cercle vicieux

Vous venez de faire un petit bout de chemin dans le monde merveilleux du manque de confiance en soi. Vous aurez peut-être constaté la persévérance, la détermination que requiert un total manque de confiance en soi. Vous allez devoir être en permanence sur le qui-vive. La confiance s’insinue partout.

La nature vous a conçu(e) pour que vous ayez confiance en vous. La preuve en est que si vous cherchez bien il est absolument impossible que vous n’ayez jamais eu confiance en vous dans aucun domaine ou dans aucun contexte. Il est même plus que probable que les situations où vous en avez eu soient plus nombreuses que celles où vous en avez totalement manqué.

La confiance en soi pourrait presque s’attraper comme une mauvaise grippe tellement elle est à la portée de tous. Ne rechignez pas à l’effort, ne vous ménagez pas dans cette quête d’absolu, votre confiance en vous sera souvent la plus forte mais au prix d’innombrables sacrifices, chaque petite victoire sur elle vous assurera un réel inconfort. Malheureusement, assez peu durable.

Si vous sentez que la confiance revient, relisez cet article autant de fois que nécessaire, identifiez le chapitre qui pourra vous être le plus utile. Ne laissez rien au hasard. Le cercle vicieux du manque de confiance en soi est très fragile et il suffit d’un rien pour le briser : essayer ce qui fait peur, prendre conscience d’une émotion, accepter ses limites et oser demander de l’aide, sont autant d’opportunités simples pour la confiance de s’installer durablement, avant que vous ayez eu le temps de vous en rendre compte.

Ne doutez jamais de vous : n’oubliez jamais de vous rappeler de ne pas vous souvenir que vous n’êtes jamais complètement pas nul(le).

Et surtout, si vous n’avez pas besoin de précisions, ne commentez pas cet article.

 

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