10 signes qu’il est temps de changer

Attention à la marche, vide sidéral. Ecouter les signes qu'il est temps de changer.Nos habitudes nous offrent un merveilleux cocon, une zone de “confort” dont nous connaissons chaque parcelle. Toutefois, si le connu est rassurant, il n’est pas toujours aussi bon pour nous qu’on pourrait l’imaginer. Et notamment lorsqu’on glisse doucement mais sûrement, parfois depuis toujours, vers quelque chose qu’on apprécie de moins en moins. On a parfois du mal à distinguer les contours de ce qui nous préoccupe. Mais on sent que l’inconfort augmente et que tôt ou tard, il sera temps de changer.

Pour ne pas être comme la grenouille qui cuit dans son eau qu’on a fait bouillir lentement, on peut anticiper le changement. Cet article recense les principaux signes internes qui indiquent qu’il est temps de changer. Il s’agit principalement de sensations ou de sentiments mais aussi de processus de pensée. Ils sont rarement seuls et si vous en identifiez un, il est probable qu’un ou plusieurs autres soient présents en vous également.

1. La fatigue et le stress

Le stress

Le stress n’est pas mauvais en soi. Il stimule la motivation et rend les sens plus réceptifs afin de pouvoir s’adapter dans une situation difficile. Le stress prépare le corps au danger, notamment en libérant de l’adrénaline et en augmentant le rythme cardiaque. Certaines personnes courent après ces sensations, d’autres les redoutent. Pour les premiers comme pour les seconds pourtant, l’excès est néfaste et le stress chronique altère les capacités naturelles de l’organisme.

Se ré approprier sa respiration est à première vue un très bon début pour lutter contre le stress et gérer l’urgence. Vous pouvez consulter l’article sur la respiration diaphragmatique. Cependant, identifier les causes et les déclencheurs vous permettra d’effectuer des changements plus durables dans votre vie. Pour cela, vous aurez avant tout besoin d’un espace temps dédié pour revenir à vous, vous détendre et réfléchir à ce qui génère ces états chez vous.

La fatigue

La fatigue quant à elle, nous indique qu’on a besoin de repos. Le repos est un besoin vital et le nier peut avoir des conséquences désastreuses. Lorsque la fatigue devient chronique, outre les excès d’une mauvaise hygiène de vie, elle peut être le signe que nous ne vivons pas exactement ce que nous avons envie de vivre. Démarrer sa journée fatigué est un symptôme qui ne trompe pas et un bon indicateur qu’il est temps de changer. Un mauvais alignement de nos actions avec nos valeurs par exemple, ou avec nos aspirations profondes, peut générer une grande fatigue.

Outre du repos, il peut être bon de prendre du recul sur votre vie. Vous pouvez balayer les grands domaines de vie pour voir si ce que vous vivez est conforme à vos attentes : travail, couple, famille, vie sociale, loisirs… Ce que vous vivez est-il en lien avec le sens que vous avez envie de donner à vote existence ? Qu’aimeriez-vous changer ?

2. La perte d’envie

La perte d’envie est, comme la fatigue lorsqu’elle se transforme en apathie, un symptôme courant de déprime, voire de dépression. L’erreur serait alors de penser que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes. Le repli sur soi et l’introspection peuvent avoir des bienfaits. Mais quand la solitude devient isolement et quand la baisse d’énergie semble durer, durer, il est important de prendre conscience qu’il est temps de changer et d’agir.

“Se faire violence” est essentiellement le conseil de bon sens donné par les proches. Quoique globalement d’accord, j’ai une approche un peu plus modérée. Je préfère d’abord inviter les gens à faire le plus possible des petites choses qui leur font plaisir et dans le même temps de s’autoriser à ne pas faire ce qu’elles DOIVENT faire. C’est en effet un moyen de reprendre du pouvoir sur soi en agissant en conscience sur ses envies.

L’envie existe toujours

Ces envies existent toujours mais elles ont souvent été tellement mises à mal, niées, mises de côté, que quand les envies des autres ont moins de prise sur nous, on se retrouve démuni face à la si faible expression des nôtres. On ne sait plus ce qu’on veut. Parfois on ne sait même plus si on l’a déjà su un jour. Il faut réapprendre à écouter ses envies, à écouter son corps, ses besoins et ses émotions.

Il ne s’agit pas de rester prostré chez soi à se questionner ou à essayer vainement de méditer au milieu de ses pensées envahissantes. Au contraire, l’action permet de mettre ses envies à l’épreuve de l’expérience. Le sport est un excellent moyen de commencer à recréer du lien avec le mouvement et à renouer le dialogue avec son corps. S’ouvrir à la nouveauté, au monde, aux gens, tout en écoutant son intériorité, son désir, et non pas ses pensées, aide également à retrouver l’envie. On peut prendre de toutes petites décisions en observant comment on se sent, comme le choix d’un restaurant par exemple.

On peut également identifier nos stratégies d’évitement : les “non” qu’on prononce pour rester dans le confort de notre détresse. Le jugement, que j’aborderai un peu plus tard, contribue à s’enfoncer dans la négativité et à se couper de l’envie.

3. Le manque

Nos besoins ne sont quasiment jamais tous satisfaits en même temps. Il est donc normal de manquer de l’un ou de l’autre, assez régulièrement. Mais ce manque là fait partie intégrante de l’expérience humaine. Quand un de nos besoins profonds est trop souvent bafoué en revanche, c’est un bon indicateur qu’il est temps de changer quelque chose. Ca vaut alors le coup de s’interroger sur l’environnement et les comportements qui pourraient jouer un rôle dans ce manque.

Si l’environnement dans lequel on évolue ne nous permet pas de satisfaire certains de nos besoins, on peut essayer d’aller les nourrir dans un autre environnement. Si les stratégies qu’on met en œuvre pour satisfaire ces besoins ne fonctionnent pas, on peut certainement apprendre d’autres manières de fonctionner. On peut par exemple s’interroger sur la manière dont les autres se comportent pour combler ces besoins. Et garder ensuite ce qui nous semble pertinent.

Le manque et la dépendance

Il est en outre très facile de confondre un besoin et une stratégie. Le manque ressenti dans le cadre d’une dépendance affective par exemple est un manque de l’autre. Or ce manque de l’autre masque en réalité les besoins que sa présence vient combler : sécurité, amour, confiance, etc. On a confondu la stratégie (l’autre) avec les besoins. C’est en identifiant ces besoins qu’on pourra venir les nourrir en conscience pour se défaire de la dépendance. Pour en lire davantage sur la dépendance affective : Désir ou besoin ? Quand l’amour crée le manque et la dépendance.

Chaque forme de dépendance, donc chaque expression du manque, implique un déséquilibre dans la satisfaction de nos besoins. Par exemple, alcool, tabac, sexe, nourriture… En somme, chaque comportement témoignant d’une addiction, a pour bénéfice secondaire la satisfaction de nos besoins. Identifier et nommer ces besoins est la première étape vers la liberté. Un accompagnement adapté pourra être la seconde.

4. Le sentiment d’impuissance

Lorsqu’on a la sensation de ne rien pouvoir faire, de ne rien pouvoir changer à notre environnement, aux évènements, on peut en éprouver de l’impuissance. Ce sentiment d’impuissance est paralysant car qu’il soit justifié ou non, il nous coupe de l’action. C’est à dire qu’il entretient l’illusion que rien n’est possible. Alors même que parfois quelque chose le serait. Et dans tous les cas, il indique qu’il est temps de changer quelque chose, soit son comportement, soit son attitude face aux évènements.

Le sentiment d’impuissance peut se manifester par de la plainte, des expressions de tristesse, de désespoir ou de colère. Mais quoi qu’il en soit, il ne débouche jamais sur une action concrète. Pour en sortir, bien sûr, il faut d’abord en prendre conscience. Ensuite, prendre du recul sur la situation et évaluer les différentes options. Si des options existent mais semblent inaccessibles, il est possible qu’on sous-estime son pouvoir d’action. On peut alors ré-évaluer ses propres capacités ou le cas échant se faire aider par quelqu’un qui maitrise mieux les compétences requises.

Le changement intérieur, solution universelle

Si rien n’est envisageable au contraire, l’acceptation, le lâcher-prise sont, paradoxalement, un moyen de reprendre du pouvoir sur soi. Là-encore, il peut parfois s’avérer utile de se faire aider pour pouvoir faire le deuil de ses illusions. Pour en savoir plus sur la manière dont on peut se positionner psychiquement face à ce qui ne peut être changé, vous pouvez lire cet article : Subir ou accepter, le choix qui change tout. Dans tout les cas, le changement intérieur est nécessaire pour que les comportements suivent.

Le besoin de contrôle est souvent à l’origine du sentiment d’impuissance. Il peut être urgent d’apprendre à lâcher. Plus on s’engage dans cette voie, plus on réalise que le contrôle était illusoire.

Curieusement, l’espoir donne à l’impuissance un versant lumineux, ou plutôt, un versant à paillettes. En effet, l’espoir est l’attitude qui consiste à attendre que les choses évoluent favorablement. En cela, il coupe de l’action au même titre que le désespoir. Reprendre sa responsabilité et agir vers l’extérieur ou vers son intérieur est beaucoup plus constructif qu’espérer.

5. La colère

C’est une de mes émotions préférées. Je crois que c’est parce qu’avec le temps, j’ai appris à la transformer grâce à la créativité. C’est par essence l’émotion du changement. La colère nous indique que nos valeurs ne sont pas respectées, que nos besoins ne sont pas nourris et donc qu’il est temps de changer. Elle nous enseigne également que notre manière d’être est inadaptée et nous montre sur quoi travailler. Si on l’écoute, elle est motrice. Si on la subit, elle peut faire des ravages car c’est une très grande consommatrice d’énergie.

Succomber à sa colère et agir sous son contrôle n’apporte généralement pas grand chose. On crie, on hurle, on tape, on casse, on n’en ressort jamais grandi. On a l’habitude de dire que la colère est mauvaise conseillère. En réalité ce sont ses pulsions qui peuvent être dommageables. En effet, les personnes que l’on imagine être à la source de notre colère, et qui en font les frais, ne sont que les bouc-émissaires de nos besoins insatisfaits.

Succomber à la colère ou la subir à l’intérieur ?

A contrario, nier sa colère, la réprimer, n’est guère plus adapté. C’est d’ailleurs souvent un mode de fonctionnement qui conduit à être en permanence en colère. Tout vert à l’intérieur, façon Hulk. Lorsque la colère est constante, c’est vraiment le signe qu’il est temps de changer.

On peut alors apprendre à se reconnecter à son intériorité pour découvrir les besoins qui en sont l’origine. Quand on les connait, on peut ensuite agir en conscience pour les satisfaire. On peut par exemple exprimer sa colère, sans colère, pour poser ses limites. Plus on exprime sa colère, de manière à ce qu’elle soit comprise et accueillie, moins on a de colère. A propos de l’expression des émotions, vous pouvez lire cet article : Expression authentique de soi : notre contribution au monde.

Dans le processus d’apparition de la colère, il y a très souvent un jugement. Le comprendre permet également d’agir efficacement sur cette émotion. C’est ce que nous allons voir.

6. Le jugement

Le jugement est l’intrus de cette liste car il n’est pas une émotion ou un sentiment, même pas de l’ordre des sensations comme la fatigue. C’est plutôt un comportement quand il est exprimé mais c’est surtout un processus de pensée. Il y aurait beaucoup à dire sur le jugement. Juger, c’est évaluer, une personne, une action, soi-même, par rapport à sa propre vision du Monde. Nos pensées sont souvent à l’origine de nos émotions. Le jugement n’échappe pas à ce principe.

Le jugement n’est pas négatif en soi et on aurait tort de se méjuger quand on juge. On peut choisir de voir le jugement comme une juste perception du Monde. Toutefois, lorsqu’il engendre des émotions désagréables telles qu’envie, colère, culpabilité, insatisfaction, et de la paralysie, le jugement peut s’avérer plus nocif que de la simple clairvoyance et annoncer qu’il est temps de changer. Par exemple, à l’origine de la colère, il y a toujours un jugement de type “l’autre devrait…” ou “l’autre ne devrait pas…”. Ce que cela nous apprend en réalité, c’est que c’est à nous d’agir pour faire comprendre à l’autre ce qui est important pour nous.

Dans tous les cas, prendre conscience de ses jugements et faire la distinction entre un fait et un jugement sont des apprentissages bénéfiques. Quand le processus de jugement devient systématique, il ancre un mode de pensée négatif qui associe diverses des émotions dont il est question ici.

Se comparer : un moyen de ressourcement inefficace

La comparaison aux autres, qui est un processus visant à se rassurer et à chercher à l’extérieur des signes de confiance, sous-tend toujours une inégalité. C’est à dire que lorsque vous vous comparez aux autres, soit vous vous jugez moins bien, moins capable, ou au contraire trop sensible, trop “tout”, soit vous jugez les autres pas assez intéressants, médiocres, etc. La comparaison amène donc la dévalorisation. Juger les autres de manière quasi “automatique”, sans conscience, vous coupe de la relation, de la différence, de la richesse du Monde, mais aussi de l’envie. Le non-jugement est une attitude d’ouverture qui vous apportera beaucoup plus que vous ne pouvez imaginer.

Lorsqu’on cesse de se comparer négativement, on peut également s’observer soi-même sous un nouveau jour et augmenter sa confiance en soi. Quand la confiance augmente, la nécessité de se comparer disparait totalement. On peut alors se connecter plus facilement à ce qui fait l’unicité et la force de chacun, y compris soi-même.

7. L’insatisfaction et la jalousie

En ce qu’elle peut générer une action vers la satisfaction de nos besoins, l’insatisfaction est motrice et donc utile. En revanche une insatisfaction chronique est une bonne information pour nous dire qu’il est temps de changer. Elle nous indique qu’on a une vision idéalisée des choses, qui n’est pas toujours conforme au principe de réalité. Mais surtout elle nous empêche d’apprécier le présent, le réel, le concret, ce qui existe ici et maintenant.

Qu’elle concerne l’Etre, le Faire, ou l’Avoir, l’insatisfaction procède toujours d’un jugement ou d’une comparaison. Si nous ressentons de l’insatisfaction par rapport à ce qu’on est, c’est qu’il y a vraisemblablement du jugement de soi. La recherche de ses forces et faiblesses est nécessaire, ainsi qu’un travail d’acceptation. Une prise de conscience de ses rituels de pensée et le démasquage du jugement fait également grandement avancer.

La quête d’un idéal de perfection immédiate

Si nous ressentons de l’insatisfaction par rapport à ce qu’on fait, c’est probablement que nous avons une quête de perfection et un besoin d’immédiateté. Nous voudrions pouvoir faire quelque chose de parfait du premier coup, vivre quelque chose de parfait. La moindre petite fausse note trouble l’ensemble et gâche le tout parce que d’un coup nous focalisons sur cette imperfection. Si nous ne tirons immédiatement pas un bonheur intense d’une situation dont on se faisait une joie à l’avance, on oublie tout ce qu’il y a de positif à la vivre.

Comprendre que l’être humain est par essence imparfait, que l’expérience humaine est imparfaite et que donc la perfection est inaccessible est un premier pas important. Peut-être est-il temps de changer et de faire le deuil de ses illusions. J’avais envie d’écrire “se recentrer sur le positif”, mais au lieu de cela, je préfère dire, prendre de la hauteur, de la distance, continuer à voir le négatif ET le positif dans un ensemble où on peut distinguer le tout comme une expérience parmi d’autres. Profiter de ce que l’expérience a d’insatisfaisant pour faire des apprentissages.

La jalousie

Je ne parle pas ici de la jalousie amoureuse, qui serait plus à rapprocher du manque et de la dépendance. Je parle de l’envie. L’envie d’Etre, d’Avoir, de Faire, ce que d’autres sont, ont, font. A l’origine de cette jalousie, il y a de l’insatisfaction mais aussi probablement une certaine forme d’impuissance à vivre et à obtenir ce que l’on souhaite. Je vous renvoie donc vers le paragraphe concernant le sentiment d’impuissance.

8. La culpabilité

La culpabilité récurrente est une émotion particulièrement coûteuse en énergie psychique et un bon signal qu’il est temps de changer. Quand on éprouve de la culpabilité à céder à ses propres envies, il y a lieu de se questionner sur les croyances et les injonctions inconscientes qui nous limitent. Le travail consiste alors à se donner des permissions nouvelles pour être plus libre et s’autoriser simplement à être qui on est, sans masque.

La culpabilité peut également avoir un autre effet pervers : celui de la dépréciation et de la dévalorisation. Il s’agit là de jugement et je vous renvoie donc au paragraphe concerné. En outre, au delà de la prise de conscience du mode de pensée, ce fonctionnement s’appuie souvent sur des représentations manichéennes de l’existence. Bien et mal sont binaires, absolument antinomiques et comme l’huile et l’eau, ne peuvent se mélanger. Il peut être salvateur d’apprendre à tempérer ces jugements. Une des missions et un des effets du développement personnel est justement de sortir de cette vision simplifiée du Monde pour peu à peu en accepter davantage de complexité.

Nous faisons toujours les meilleurs choix possibles

Quand la culpabilité concerne des actions passées, et s’apparente ainsi au regret, c’est qu’on choisit de juger celui qu’on était au moment de l’action. Il est très facile, en ayant connaissance de la suite et de la tournure des évènements d’émettre des critiques sur la personne qu’on était avant. Nous agissons tous au mieux de nos capacités. C’est à dire que nous prenons toujours la décision qui nous semble la meilleure au moment où nous la prenons.

Que le futur nous donne raison ou tort, ça ne change rien. Toutefois, si on en doute, on peut toujours se reconnecter à son intention. Quelle était notre intention au moment où nous avons pris notre décision ? Quels besoins cherchions-nous à satisfaire ? Il est impossible de continuer à éprouver de la culpabilité si on se relie vraiment à ses besoins.
Au sujet de la culpabilité, vous pouvez aussi lire cet article : Comment en finir avec la culpabilité

9. Le regret

Quand il prend trop d’espace dans notre tête et dans notre vie, le regret est un signe qu’il est temps de changer. Le regret est un désir du passé qui n’a pas été assouvi. En ce qu’il est ancré dans le passé, il est très proche de la culpabilité. La particularité du regret est qu’il est détaché de l’action. C’est parce qu’on n’a pas fait telle ou telle chose qu’on la regrette. Contrairement au remords qui concerne ce qu’on préférerait ne pas avoir fait.

J’ai une mauvaise nouvelle pour vous : vous ne pouvez pas changer le passé. En revanche, vous avez un choix à faire (on a toujours le choix). Vous pouvez passer le reste de votre vie à déplorer le passé, pleurer, vous flageller, vous morfondre, vous sentir coupable et toutes ces autres réjouissances de la vie. Ou bien alors vous pouvez construire votre bonheur à venir en déployant d’autres stratégies que celles que vous ne pouvez malheureusement pas changer.

La leçon principale qu’on peut tirer du regret est qu’on gagnerait à agir pour être au plus près de soi. Quand les regrets sont fréquents, c’est notre mode de fonctionnement qui est à revoir. La question qu’on peut se poser est : “Qu’est-ce qui m’a empêché de le faire ?”. La réponse la plus fréquente est : rien. Concrètement rien, sinon des peurs. J’ai dû probablement déjà écrire dans des articles que le meilleur moyen de dépasser ses peurs est de s’y confronter. Je continue de le penser.

Le regret nous apprend énormément sur nous et nos besoins. Écouter ce que nous disent nos regrets, c’est comme lire le mode d’emploi après avoir monté la moitié de la commode Ikea. Ce n’est pas trop tard, ça va vous permettre de comprendre où vous vous êtes trompé et vous faire gagner du temps et de l’énergie pour la suite. Vous vous sentirez mieux quand vos tiroirs s’ouvriront et se fermeront avec aisance mais pour ça, il faut commencer à agir.

10. L’angoisse

L’angoisse est cousine du regret et indique elle aussi qu’il est temps de changer quelque chose dans votre vie. Si le regret est un manque de lâcher prise par rapport au passé, l’angoisse en est un par rapport à l’avenir. Vous ne pouvez pas prédire l’avenir. L’angoisse indique une lutte contre cette forme d’impuissance et surtout, une peur du vide et de l’inconnu.

Votre cerveau ayant horreur du vide, il fait des projections pour tenter de le combler de son mieux. Son intention est louable, il veut vous préparer au pire pour vous empêcher de souffrir. Cependant, le pire est toujours incertain et cette projection est angoissante surtout parce qu’elle est remplie d’impuissance. Un bon moyen de contrer l’angoisse est d’imaginer le pire, de prendre le temps de bien se représenter ce que ce serait et de se voir en train d’y faire face et de trouver des solutions. Si vous reprenez du pouvoir dans ces projections du pire, vos angoisses n’auront plus de raison d’être car vous serez vraiment préparé.

Accueillir l’angoisse comme une amie

L’angoisse est une émotion particulièrement forte qui s’accompagne souvent de symptômes physiques, parfois impressionnants. Ainsi, la peur de l’angoisse l’alimente encore davantage et notre premier réflexe est de maudire cette bizarrerie qui nous amène à nous questionner sur notre santé mentale. Pourtant, lutter contre ses angoisses est probablement le meilleur moyen de les intensifier. L’angoisse est une émotion comme une autre, et comme toutes les émotions, elle est là pour vous. C’est une messagère de votre inconscient à travers votre corps et vous ne pouvez pas gagner contre lui. Vous pouvez apprendre à faire équipe. Et avec votre corps et avec votre inconscient.

Accueillez votre angoisse comme vous accueilleriez une amie. Je sais que ça peut paraitre fou, mais c’est efficace. N’oubliez jamais que les manifestations physiques de l’angoisse sont toujours limitées, et en intensité et dans le temps. Ça vous aidera à les accepter plus facilement si vous savez que vous n’êtes pas réellement en danger. J’ai testé pour vous 😉
Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire ces articles :
Peurs et angoisses : comment se déshabituer
5 astuces pour arrêter d’avoir peur du futur

Et pour vous, est-il temps de changer ?

De manière générale, toutes les émotions que je décris ici sont des moteurs, des signaux qui indiquent qu’il est temps de changer. C’est quand l’action ne suit pas que ces émotions deviennent chroniques et que la prise de conscience devient urgente. Sans réaction de notre part, les émotions risquent de se faire de plus en plus pressantes, de plus en plus nombreuses parmi celles que je décris ici. Si le message ne se fait toujours pas entendre, des symptômes physiques plus durs pourront apparaitre.

Si vous me lisez régulièrement, vous savez maintenant que chacun a la responsabilité de ses émotions. Le premier changement majeur consiste à en prendre conscience. Le second est de prendre la responsabilité de son propre bien-être, de se confronter à la dure réalité de l’existence et d’accepter de devoir agir pour aller mieux. Ces émotions dans votre corps, ces signes de moins en moins discrets, vous indiquent la direction. Désormais vous ne pouvez plus faire semblant de les ignorer. Si c’est trop dur en étant seul, n’oubliez jamais que si vous ne demandez pas d’aide, vous n’en obtiendrez pas.

Et alors, pourquoi changer, me direz-vous ? Pour aller mieux. Pour aller bien. Parce que vous le méritez, quoi que vous en pensez. Vous méritez d’être plus serein(e), plus confiant(e), plus fort(e). Vous méritez d’être heureux maintenant, sans condition. Si vous ne le faites pas pour vous, vous pouvez le faire pour l’Humanité, elle a bien besoin de personnes comme vous 😉

Et vous, comment savez-vous qu’il est temps de changer ? Quels sont vos petits signes à vous ? Partagez, parce que ça peut aider 😉

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