3 choses à faire pour changer le Monde

changer le mondeChanger le Monde, vaste sujet. Chacun a une conscience plus ou moins grande des défis de notre temps. Les chantiers semblent colossaux, hors de portée, tellement éloignés de nos existences déjà bien remplies… D’aucun parmi les plus volontaires pourrait s’élever et impulser un “Alors les gars, on commence par quoi ?!” Ce qui finirait certainement de décourager les plus résistants pour les renvoyer résignés et impuissants dans leur existence dénuée de sens. Pourtant, il n’est nul besoin de grands débats ni d’ambition démesurée car en réalité, changer le Monde est d’une simplicité enfantine et ça commence par soi-même, ici et maintenant.

#1 – Arrêter de fumer

La cigarette détruit. En fumant, non seulement on fait du mal à son corps, mais en plus, on habitue son esprit à l’esclavage. Fumer revient à enrichir et entretenir, aux travers de deux collusions étatiques, un système pervers. Le fumeur se fait, dans un premier temps, l’esclave de l’industrie du tabac, puis, une fois malade, il se livre à la merci de l’industrie pharmaceutique. Le système gagne, le fumeur perd.

Le fumeur sait probablement, au fond de lui-même, qu’il est dépendant d’une drogue, manipulé par des intérêts supérieurs. Si l’Etat voulait son bien, il ne se contenterait pas d’augmenter le prix des cigarettes, n’est-ce pas ? Et pourtant, il se convainc qu’il choisit de fumer, il nourrit la certitude qu’il fume parce qu’il le décide et parce qu’il aime cela. Le cerveau humain a besoin de rationaliser et il est plus facile pour le fumeur de se croire libre que d’accepter de se voir tel un pantin, victime d’un système qui méprise l’humain.

C’est ainsi que le fumeur, drogué, en arrive à ne pas se souvenir qu’il souffre de polluer la planète, qu’il souffre de se voir en manque, tourner en rond comme un lion en cage quand il n’a pas sa dose, qu’il souffre de se condamner, et d’en être conscient, à une mort lente et douloureuse, qu’il souffre de condamner ses enfants qui le suivront sur le même chemin par la simple force de l’exemple, malgré tout ce qu’il pourra leur dire. Le fumeur se dit libre mais est intimement convaincu du contraire.

Et en réalité, il l’est.
La seule chose qui puisse empêcher un fumeur d’arrêter de fumer, c’est de croire qu’il n’est pas facile d’arrêter et que la vie sans cigarette ne sera pas simple. La dépendance physique est très faible, il suffit de quelques jours de sevrage pour que le corps n’ait plus besoin de cigarette. Quelques séances de coaching ou d’hypnose (parfois une seule !) peuvent suffire à dépasser les freins psychologiques, à condition d’en avoir envie.

Arrêter de fumer, c’est reprendre la responsabilité de son existence en mains. À chaque fois qu’un fumeur arrête de fumer, il libère un être humain de ses entraves. À chaque fois qu’un fumeur arrête de fumer, il nourrit sa propre confiance dans sa capacité à changer et à sortir de sa condition. À chaque fois qu’un fumeur arrête de fumer, il montre à d’autres que c’est possible. À chaque fois qu’un fumeur arrête de fumer, il contribue à changer le Monde.

#2 – Jeter sa télévision

Regarder la télévision est une activité qui peut sembler anodine en apparence. Pourtant, elle contribue à diminuer l’espérance de vie. Obésité, diabète, baisse de la libido, troubles de l’attention, troubles du sommeil, risques d’alcoolisme accrus sont les réjouissances, scientifiquement démontrées, qui vous guettent et qui guettent vos enfants en cas d’addiction. Les scientifiques recommandent de ne pas excéder 2 heures de télévision par semaine. En moyenne, les français la regardent un peu moins de 4h par jour !

En outre, utiliser la télévision comme seule ou principale source d’information représente un confort intellectuel qui rend rapidement paresseux et prive de véritable sens critique. La télévision a des effets hypnotiques qui fait de ses spectateurs la proie des publicitaires et des opinions toutes faites. L’expression de Patrick Le Lay, directeur de TF1 en 2004 : “Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible” est malheureusement à peine imagée. Savez-vous ce qui se passe dans votre cerveau quand vous regardez la télévision ? Rien, ou presque, puisqu’on y trouve alors une prédominance d’ondes alpha, typiques d’un état de relaxation entre la veille et le sommeil.

La télévision, et le divertissement en général, sont, en quelque sorte, l’opium du peuple. Sans une utilisation en pleine conscience, ils sont une dérobade pour les adultes qui s’autorisent ainsi à ne pas voir, ne pas accepter les vicissitudes, les angoisses de l’existence, au delà de la leur. Il est très facile d’oublier sa responsabilité, non pas en ce qui concerne sa citoyenneté ou les lois de la République mais en tant qu’être vivant parmi d’autres, quand on passe près d’un quart de son temps d’éveil à se laisser hypnotiser en mettant son cerveau, sa conscience, sur pause.

En consacrant la moitié du temps moyen de télévision à la lecture, chaque personne pourrait lire près d’un livre par semaine. La lecture stimule l’activité cérébrale, développe l’imagination, entretien la mémoire, renforce l’esprit critique, améliore les capacités d’expression orale, facilite la communication et la relation aux autres… En consacrant l’autre moitié de ce temps à une activité physique régulière, la santé (et le moral) en seraient améliorés au point qu’on pourrait réduire drastiquement notre consommation de médicaments. La télévision est un divertissement facile, qui en plongeant les individus dans un état léthargique, de paresse intellectuelle et physique, les prive peu à peu de leur volonté d’apprendre et de s’améliorer.

Chaque être humain a en lui des trésors enfouis, des ressources insoupçonnées, des capacités de changement, d’adaptation, d’apprentissage, bien supérieures à ce qu’il imagine. Il est possible à chacun de devenir meilleur, de se faire à soi-même le cadeau de découvrir sa propre excellence, ses propres talents, et de faire don de ce qu’il est au Monde. Et cela peut commencer par un tout petit acte de bravoure en direction de la liberté : jeter sa télévision.

#3 – Consommer moins

Il est assez significatif de constater que 80% de la population souffre de privations tandis que les 20% restants meurent de surconsommation. De plus en plus d’études scientifiques tendent à démontrer que le jeûne peut avoir des bienfaits dans le traitement de nombreuses maladies, y compris de maladies graves, plus particulièrement répandues dans les pays développés, comme le cancer. Et si la solution commune à nos problèmes était le partage ?

On sait aujourd’hui que cesser de manger de la viande permettrait de nourrir tout le monde sur la planète. On utilise les surfaces agricoles et le temps de soleil pour faire pousser des plantes destinées à nourrir la viande qu’on mangera demain, souvent en trop grosse quantité pour rester en bonne santé. Certes, il peut être difficile de changer du jour au lendemain de régime alimentaire et de devenir végétarien pourtant, sans arrêter totalement de manger de la viande, réduire sa consommation peut avoir un impact significatif. Chaque petit effort conscient compte.

En plus des problèmes de partage des richesses, les principaux défis écologiques trouvent, sinon leur solution, au moins leurs causes, dans nos modes de consommation. La sur-pêche amène les chalutiers à râcler (et à détruire par la même occasion) les fonds marins pour continuer à exploiter d’autres espèces de poisson que celles dont les réserves naturelles ont déjà été épuisées. Et demain ?

Choisir son alimentation en conscience, autant que faire se peut, serait déjà un premier petit pas vers le changement : en limitant par exemple les aliments transformés, qui présentent des indices glycémiques élevés, néfastes pour la santé, et qui induisent généralement des tonnes de déchets de produits dérivés du pétrole.

Prendre conscience de ses habitudes de consommation alimentaires et non-alimentaires et des conséquences qu’elles peuvent avoir à grande échelle va devenir inévitable si on ne tient pas à en payer le prix fort quand il sera trop tard. Chacun peut choisir de réduire sa consommation d’essence pour rouler à vélo ou prendre les transports en commun à chaque fois que c’est possible, par exemple. Chacun peut se sentir responsable de ne pas changer de téléphone portable tant qu’il fonctionne encore, par exemple. Chacun de nous a le droit de se sentir concerné par les conséquences de ses actes. Parce que chacun de nous l’est.

Conclusion

Toutes les activités humaines qui précèdent contribuent à une seule et unique chose : combler le vide. La télévision chasse le silence et trompe la solitude ou l’ennui. La cigarette et la nourriture devraient nous remplir de l’amour qui nous manque. Posséder nous donne l’illusion de combler ce qui nous manque à l’intérieur et satisfait des envies sans que nous n’écoutions nos besoins. L’Avoir se substitue à l’Être et nous éloigne de nos sentiments pour nous éviter de les vivre.

L’angoisse du vide est insupportable et plus on cherche à la fuir, plus elle prend corps en nous, plus elle devient forte. Et plus elle devient forte, plus on se remplit pour tenter de l’étouffer. Le vide et le plein sont indissociables. Nier le vide, nier la mort, nier le silence, nier l’obscurité, c’est renoncer à tout ce qui fait le lien avec le plein, la vie, le son, la lumière.

Faire face au vide, le reconnaitre et l’accepter, pourrait être le remède à la fuite. Accepter le vide. Accepter d’être mortel. Accepter que les autres le soient. Accepter de ne pas savoir ce qui nous attend demain, après-demain, ni dans cette vie, ni au-delà. Accepter nos sentiments et accepter de les exprimer. Accepter d’être vulnérable et de le montrer. Accepter non pas seulement dans une démarche intellectuelle qui pourrait faire dire : “Oui, je l’accepte, de toute façon, je n’ai pas le choix”, mais accepter en soi, accueillir dans son corps le vide et l’ennui, la perte et le manque, le désagréable voire le douloureux, et réconforter l’enfant à l’intérieur de soi qui a peur.

Avoir le courage de changer ce qui peut l’être,
la sérénité d’accepter ce qui ne le peut pas
et la sagesse de faire la différence entre les deux.

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