Être le gardien de sa respiration pour mieux s’endormir

Le-gardien-de-sa-respirationIl peut arriver parfois de ne pas s’endormir aussi facilement qu’on le voudrait quand les pensées envahissent notre esprit. On retourne les problèmes dans notre tête. On ne les solutionne pas pour autant car souvent, la solution n’est pas dans notre tête. Elle viendra en temps et en heure mais notre incapacité à accepter de ne pas encore savoir quoi, quand, où et avec qui nous contraint à subir sans relâche. Si vous connaissez cette situation, la méditation qui suit pourrait vous être utile dans de telles circonstances.

La première des choses à faire est de s’interdire de bouger. Allongé(e) sur le dos, quand vous avez trouvé une position qui vous convient, tâchez de rester le plus immobile possible. Si ça vous démange à un endroit, ne faites rien. Accueillez simplement les sensations de votre corps. Aussi désagréable que cela puisse paraitre, soyez assuré(e) que ça passera et que personne n’est mort de ne pas s’être gratté. En conservant la fixité, vous allez calmer peu à peu l’agitation de votre corps et de votre esprit.

Vous pouvez améliorer vote détente en faisant quelques respirations profondes (Cf. La respiration diaphragmatique). Prenez quelques inspirations et expirez l’air le plus lentement possible. Un bâillement devrait vous indiquer très rapidement le retour de la détente. Reprenez alors une respiration normale. Vous constaterez sans doute qu’elle est naturellement plus profonde.

Vous allez ensuite pouvoir vous imaginer en gardien(ne) de votre respiration. Pour cela, c’est très simple, il suffit de visualiser une version miniature de vous-même postée debout (ou assise), devant votre nez, juste à l’entrée de vos narines. Vous comprenez maintenant pourquoi il est préférable d’être allongé(e) sur le dos : parce que sinon, votre “mini-vous” risquerait de tomber ! 🙂

Vous allez donc, à cet endroit, pouvoir sentir l’air qui entre et qui sort de votre nez à chacune de vos inspirations et de vos expirations. Et c’est précisément ce sur quoi vous allez vous concentrer. Vous êtes placé(e) au lieu précis et sacré, au sanctuaire, où l’élément le plus indispensable à la vie s’achemine et repart de votre organisme. Vous allez veiller à ce que tout se passe bien.

Votre mission est simple : il suffit de prendre conscience des sensations du contact avec le courant d’air qui entre par vos narines et avec celui qui en ressort. De quelle manière ressentez-vous ce vent dans un sens, puis dans l’autre ? Comment le ressentez-vous sur votre peau ? Quelle incidence a-t-il dans vos cheveux ? Est-il chaud ? Est-il froid ? Est-il plus chaud en sortant qu’en entrant ou est-ce le contraire ? Plus humide ou moins humide ? Est-il plus fort, ou plus faible, dans un sens ou dans l’autre ? La pression est-elle la même de chaque côté ? Ou bien alors est-elle plus forte, ou plus faible, devant une de vos deux narines ?

Continuez de vous visualiser en gardien(ne) de votre respiration. Si des pensées reviennent pour essayer de vous détourner de votre mission, dès que vous en prenez conscience, revenez à l’entrée de vos narines et concentrez-vous à nouveau sur l’air qui y circule.

Cet exercice, dont le but premier, pour les moines chevronnés qui le pratiquaient, consistait justement à ne pas s’endormir, a été utilisé (et l’est peut-être encore) pour aider des jeunes en cure de désintoxication à trouver le sommeil. Ne pouvant bénéficier d’aucun soutient médicamenteux, il était le remède le plus efficace pour les apaiser et les aider à dormir.

Bonne nuit 😉

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